Historique du Pascougui   Conseil d'administration   Location des bâtiments du Pascougui

En 1982, les mouvements de jeunesse cinaciens étaient hébergés dans différents locaux paroissiaux de la ville. Le patro au-dessus de la bibliothèque Patria, les guides, là où se trouvait La Fouine et les scouts sur la Grand Place, derrière chez l’abbé Pierard, à l’époque.
Des problèmes d’espace et de vétusté rencontrés d’un côté ou l’autre, ont fait  germer l’idée de changer de lieu.
La gendarmerie, bâtiment central dans la ville, avait été libérée par la construction d’un nouvel édifice à la rue de Namur.
Certains vicaires, parents de comités ou dirigeants de mouvements y voyaient l’opportunité de loger correctement les différentes troupes et équipes et de leur donner un espace de jeux intérieur intéressant.
Monsieur le Doyen Léonard est approché par ses vicaires et, à de nombreuses reprises, se réunissent le clergé, des membres de l’association des œuvres paroissiales, les comités de parents et les responsables des trois mouvements. Monsieur le Notaire Lambinet est chargé d’étudier la faisabilité du rachat de l’ancienne gendarmerie par l’a.s.b.l. des œuvres paroissiales.  Le moment semble propice à l’opération : elle sera réalisée.

    Les nombreux échanges entre les responsables de mouvements les ont amenés à dépasser les basses " querelles de clocher " classiques entre les enfants de Baden Powell et Don Bosco. Tout n’est pas simple et de vieux réflexes subsistent, mais lors des camps de vacances de 1982, alors que – par le plus grand des hasards – chaque mouvement avait choisi la même période et la même région pour " planter ses tentes ", il est décidé d’organiser une soirée commune à tous les mouvements à Jéhonville, pas loin de Bertrix. Sans doute, la " veillée des grands prêtres " est-elle un moment unique dans les annales des mouvements de jeunesse cinaciens.

    La collaboration se poursuivit et, même s’il ne fut pas simple de répartir les différents locaux entre les nouveaux occupants, il fut décidé de donner au lieu un nom fédérateur et d’organiser chaque premier week-end d’octobre une fête commune des mouvements de jeunesse cinaciens ; la première syllabe de chacun d’eux formerait la nouvelle appellation de cet édifice : PAtro, SCOUtisme et GUIdisme avaient engendré le PASCOUGUI. Avec fierté, les animateurs réalisaient que là où la loi régnait en maître et où l’individu malfaisant pouvait être enfermé au cachot, une porte s’ouvrait pour l’éducation à la vie sociale et spirituelle par le loisir et le jeu.
La première fête – et la première célébration eucharistique – fut placée sous le thème de la maison : le toit, le foyer et l’accueil furent les maîtres mots de cette grande première.
Se sont succédés sur le podium du chapiteau Christian Merveille, les pyjam’s boys, e saqant beyau, berwette, Janpico et bien d’autres pour animer les fêtes d’octobre. On se souviendra aussi de la messe télévisée diffusée à partir du Pascougui en 1984. Voici quels en étaient le mot d’accueil et le mot de pénitence donnés sous forme de dialogue :

ACCUEIL :  - Bonjour amie, sois la bienvenue. Par toi, j’accueille tous les hommes : le pauvre et le riche, le jeune et le vieux, le malade et le bien-portant, la communauté cinacienne ici rassemblée et tous nos frères et sœurs qui nous sont présents par le petit écran. Par moi, c’est Dieu, Père, Fils et Esprit qui t’accueille. il a dressé la table. Il a planté sa vigne. Viens, nous t’attendons, jamais nous ne serons trop nombreux pour continuer son œuvre d’amour.
- Ami, les mots que tu dis sont doux à entendre : il est bon de se sentir attendu. Au nom de la communauté des croyants, je te remercie de ton accueil. Oui, nous viendrons à la vigne : nous tournerons notre cœur et notre esprit pour recevoir la parole et le pain qui font vivre.

LITURGIE PENITENTIELLE :
1. – Ami, tu l’as dit, nous sommes tous attendus, mais dis-moi, pourra-t-il aussi venir à la vigne celui qui se nourrit de la haine, celui que l’injustice enrichit ?
- Amie, Dieu a besoin de tous les hommes capables d’aimer : il l’attend aussi. Qu’il laisse la haine et l’injustice quitter son cœur et se laisse guider par la voix de l’amour.
2. – Ami, tu l’as dit, nous sommes tous attendus, mais dis-moi, pourra-t-il aussi venir à la vigne celui que l’égoïsme gonfle, celui qui se suffit de lui-même ?
- Amie, Dieu a besoin de tous les hommes capables d’aimer : il l’attend aussi. Qu’il laisse sa suffisance et s’approche avec sa soif d’amour.
3. – Ami, tu l’as dit, nous sommes tous attendus, mais dis-moi, pourrais-je aussi venir à la vigne, moi qui sais mes faiblesses, mes lâchetés, mes manques d’amour ?
- Amie, Dieu a besoin de toi, il te sait capable d’aimer. Suis-le vers la vigne où nous prolongerons ensemble son œuvre d’amour.

CONCLUSION : A vous tous qui vous détournez de la haine, de la violence, de l’injustice et de l’égoïsme, que Dieu accorde son pardon et qu’il vous conduise à sa vigne où nous vivrons éternellement dans sa gloire … (GLORIA)

Sur ces bases furent élaborées les lignes de forces du PASCOUGUI : humanisme, tolérance, accueil, intériorité, spiritualité, ouverture. Ne sont-ce pas là des valeurs dont la jeunesse, d’abord et le monde, en général, ont tant besoin, aujourd’hui, quelque vingt années plus tard ?

Mutien-Marie Gilmard